Joyeux Noël !

 

Yann et son équipage Isa, Yvon, Jean-Claude et tous les équipiers d’un jour , vous souhaitent de Joyeuses Fêtes et une Bonne Année 2015 !!!

Carte de voeux  2014

 

En novembre, nous avons commencé à ramener des morceaux de troncs que Yann a préparés. Ce seront de futures planches. Nous commençons par des petits pour tester le matériel que Yann a installé sur le camion : treuil, vérin hydraulique, chèvre fixe (cette dernière est à modifier).

 2014 11 30 Arrivée des premières petites grumes (1)

La semaine suivante, le Capitaine a décidé de faire un petit carénage : gratter les moules (et non les arracher) puis calfater un peu. Yann nous a appris que, pour une coque en bois, il ne faut surtout pas arracher les moules qui se sont installées sur la coque. En effet, les petits filaments avec lesquels elles s’accrochent sont très puissants. Faites le test sur les rochers, c’est costaud ! Alors, si on tire sur les moules installées sur la peinture et le calfatage… eh bien elles emmènent tout avec leurs filaments. Et on se retrouve avec des trous dans la coque ! Alors il fallait « gratter », avec des sortes de spatules qui coupent les filaments. Ensuite, il fallait inspecter la coque et faire quelques réparations de calftat. Mais nous avons eu la bonne surprise de voir qu’il n’y en avait pratiquement pas.

Cela a permis que Yann prenne la décision de ramener son bateau à Pen Mané au bout d’une journée seulement.

Je ne vous ai pas dit le meilleur ! Nous avions demandé l’aide de 3 amis pour gratter la coque au petit matin. Quand nous sommes arrivés au bateau où Yann avait passé la nuit, quelle ne fut pas notre surprise de constater que toutes les moules étaient déjà par terre (au bas mot 1 tonne). Yann avait passé une bonne partie de la nuit, seul, à gratter les moules à la lueur de son projecteur !!!

 2014 12 06 Grattage des moules et petit calfatage (4)

Le démâtage était programmé pour la semaine suivante. Pourquoi démâter maintenant ? Eh bien parce que ça nous permet de mieux bâcher le pont pour passer l’hiver et puis pourquoi faire demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ? C’est toujours ça de fait !

Pour ce faire, nous avons dressé la liste de toutes les tâches à accomplir, des matériaux nécessaires, des personnes qui pourraient nous aider : il nous faut des gilets de sauvetage, le camion avec le porte-grumes pour le mât de 20 mètres, des cibi (si j’écris CB on pense à la carte bleue), de quoi abreuver nos amis et leur redonner des forces, des sangles, un moteur hors-bord emprunté à Jean-Claude, et plein d’autres choses.

Ce sera l’occasion pour Guillaume de faire ses premières armes sur le Campillo,  pour voir si sa jeunesse s’accommode des vieilles planches !2014 12 13 Le démâtage (65)

 Nous avons un copain (Dédé) qui travaille chez SOTRAMA et qui est venu avec une de leurs grues (50 tonnes) pour lever le mât. Il a donc tout d’abord fallu faire un dossier en bon et due forme.2014 12 13 Le démâtage (8)

Immédiatement après, nous avons écrit à la Capitainerie du Port de Commerce de Lorient pour demandeé l’autorisation d’utiliser un de leurs quais pendant 2 heures. Nous avons reçu un excellent accueil de la part de ces personnes compétentes. En effet, il nous faut beaucoup d’espace car le mât fait 20 mètres, incluant le nid de pie et le flèche. 

Donc, le shopping de Noël, les vins chauds dans les marchés de Noël, le thé auprès de la cuisinière bien chaude, le tricot au pied du sapin… Pfffftttttt, rien !

 Le lundi, Yann a entrepris le démontage des feux de navigation, antenne VHF, antenne de radar, etc. Tout ce qui est dans la mâture mais qui ne sert pas à la maintenir. Isa a aidé à transporter tout cela et d’autres choses devenues inutiles mais qui sont encombrantes (radeaux de survies, cordages en stock…) pour les emmener à l’atelier. Ces choses auraient gêné Yann pendant les travaux. Nous continuons ainsi à faire le vide dans le bateau. 

 Vendredi, Yann et Jean-Claude ont démonté tous les feux, une partie des bastaques, les radars et autres détails dans la mâture. 2014 12 12 Jean Claude participe au démontage) (2)

Ils ont également préparé le zodiac avec son hors-bord.

 Et le grand jour est arrivé. Samedi matin, Yann, Yvon et Jean-Claude avaient rendez-vous à la Capitainerie du Port de Commerce pour prendre leurs badges d’accès au quai. Christiane et Michèle s’étaient finalement jointes à eux.

De notre côté, Hélène, Isabelle, Mous, Guillaume et moi avions rendez-vous au bateau pour le préparer à la manœuvre. Isa devait aussi prendre le zodiac pour aller chercher Yann au quai, en face, où il venait de laisser son camion.

Quand elle a ramené Yann, il n’avait plus qu’à mettre le moteur en route et larguer les 2 amarres en double. Nous avons traversé la rade sans problème et nous nous sommes amarrés au quai dit des 150 m (celui des paquebots !!!). Le Grand Dédé a alors amené la grue de 50 tonnes de la SOTRAMA. Et tout s’est très bien déroulé : Dédé a préparé sa grue dans les règles de l’art, Yann a préparé ses élingues, Mous et Guillaume ont largué les dernières bastaques. Dédé a alors hissé le mât tout doucement, comme une fleur et l’a déposé sur le quai.

Je sais, vous vous dites que les couleurs sont bizarres... mais c'est qu'il ne faisait pas encore vraiment jour !
Je sais, vous vous dites que les couleurs sont bizarres… mais c’est qu’il ne faisait pas encore vraiment jour !

2014 12 13 Le démâtage (50)

Mous et Jean-Claude ont amené le triqueballe, Dédé a descendu l’avant du mât pour qu’il commence à se coucher sur le triqueballe. Yann a amené le camion sous l’avant de ce mât. Il restait alors à démonter le nid de pied, le flèche. Tous nos hommes ont ensuite attachés les câbles et cordages restant autour du mât.

2014 12 13 Le démâtage (34)

Il a encore fallu ramener le Campillo à sa place habituelle et c’est notre ami Rolland de la Capitainerie qui nous a ramenés au camion.

2014-12-13 10.20.16

Le convoi était formé de Jean-Claude à l’avant, le camion au milieu et Yvon derrière, chaque véhicule ayant des gyrophares.

Et nous sommes allés ainsi jusque chez Hélène. Le mât devrait passer là des mois, au sec.

Hélène nous a réchauffés d’un bon café, car il faisait quand même froid sur la rade en ce petit matin de décembre !