Coudre les tauds – Machine à coudre SAILRITE

AVANT : le treuil
AVANT : le treuil
APRES : le taud - Ce n'est pas très beau ? Je voudrais vous y voir ! Et puis c'est mon premier... et le plus biscornu !
APRES : le taud – Ce n’est pas très beau ? Je voudrais vous y voir ! Et puis c’est mon premier… et le plus biscornu ! Promis, les suivants seront bien plus jolis !!!

Remettre certaines parties du bateau en bon état, c’est une chose. Les préserver, c’en est une autre ! Alors là, on peut aider le capitaine ! En faisant des tauds, des housses, des prélars… ancien terme de marine.

J’ai donc fait un petit apprentissage, toute seule, avec des livres et internet.

Je savais déjà faire un peu de couture, et j’avais refait les housses des matelas du bateau.

Mais là, il fallait coudre du « lourd », de la grosse toile.

Nous avons trouvé un rouleau de toile à prix réduit parce que le vendeur ne savait plus qu’en faire ! Mais c’est du gris… nous aurions aimé du noir… On fera avec !

Il faut une toile anti UV. Le fil doit aussi être adapté : plus gros, un peu « suifé » ou siliconé, anti UV, tout comme les fermetures éclairs et les sangles.

Il restait à trouver la bonne machine à coudre.

Après avoir essayé un modèle des années 50 bien costaud, il s’est avéré que ce n’était pas suffisant. Nous avons aussi cherché sur le Bon Coin, sur internet, chez des professionnels. Mais c’était toujours trop cher ou pas adapté.

C’est finalement sur un forum de « voileux » que j’ai trouvé la bonne information.

La « SAILRITE » !

2015 01 15 Sailrite (3)

Costaud, simple, juste ce qu’il faut pour un bateau.

Elle est transportable, dans sa mallette, car il faut aussi bien pouvoir travailler à la maison que sur le bateau ou bien encore sur un ponton.

Il faut qu’elle fasse le point droit, avant et arrière, et le point zig-zag nécessaire pour les voiles et les pièces sous tension.

Je voulais pouvoir jouer sur la vitesse de couture, mais la plupart des machines de pro. ne sont pas réglables. La SAILRITE : si !

Eh bien, croyez-moi, il n’existe qu’une seule machine capable de faire tout ça. Elle est américaine, distribuée en Europe par SOLENT SEW (site : www.solentsew.co.uk). Il y a aussi un modèle moins cher qui ne fait que le point droit, mais ça ne correspond pas à mon besoin.

Certes, elle est un peu chère, mais elle en vaut vraiment le coup ! Elle prend 9 épaisseurs, ou 9 millimètres : c’est époustouflant.

Il y a des options intéressantes également.

Et puis il y a un CD qui explique plein de choses très utiles et très intéressantes : tous les couturiers amateurs y apprendront quelque chose.

Et j’A-DO-RE le site internet et le blog avant plein de tutos ! C’est génial.

Ah, j’ai oublié de vous dire : ne la cherchez pas d’occasion ! Quand on en a une, on ne la revend pas ! Il n’y en a jamais d’occasion ! Mais vraiment, elle vaut le coup de faire des économies pour acheter une toute neuve.

Et chez SOLENT SEW, ils sont super pros, rapides et vraiment sympas.

On peut l’utiliser aussi pour la couture de « ménagère », mais comme j’avais déjà la machine de ma grand-mère et une machine des années 80, je garde la SAILRITE et ses réglages pour le gros travail. Yann louche dessus pour faire la sellerie de ses vieux véhicules !

A l'oeuvre dans l'atelier couture
A l’oeuvre dans l’atelier couture