Les premières serre bauquières

Bonjour !

L’hiver a été bien long et notre Capitaine a affronté le vent, le froid et la pluie…

Mais les beaux jours arrivent enfin et son long travail de mise au point porte ses fruits :

  • les arbres nécessaires ont été transportés vers la scie,
  • l’affûteuse de lames de scie ronronne,
  • la scie a été longuement testée et elle est désormais opérationnelle,
  • les planches commencent à s’accumuler,
  • la rabo-dégau, la déligneuse et le tour à métaux ont déjà rendu des services… ne serait-ce que pour préparer les pièces manquantes pour la scie,

Voici une photo des premières pièces qui seront très prochainement transportées vers le bateau pour remplacer des serre-bauquières. Elles font 9 cm d’épaisseur, sur 6 mètres de long. C’est du cyprès, comme on le faisait pour la Marine du Roi !

2015 05 05 Deux serre bauquières

L’équipage nous a aidés à démonter 2 tables et la banquette sur bâbord (gauche du bateau). Nous avons laissé ces morceaux démontés dans la bannette (lit) du même côté, afin de maintenir l’équilibre du bateau.

En effet, nous avons constaté, depuis que Yann a décidé d’enlever le mât, que le bateau roule beaucoup d’un bord sur l’autre… Comme un bouchon !

Et là, vous vous dites : « il ne tangue pas ? ». Si, il tangue aussi mais un bateau tangue d’avant en arrière et roule sur les côtés !

Ah, ces marins, quel vocabulaire !

Pendant que nous parlons de vocabulaire, qu’est-ce que les serre-bauquières ? Humm, voyons, imaginez que le bateau est un animal : il a une colonne vertébrale (la quille), des côtes comme nous (les membrures)… Mais en plus, il a un autre renfort au bout des côtes pour les tenir ensembles : les serre-bauquières (à l’intérieur) et les préceintes (à l’extérieur), en haut, juste sous le pont. C’est d’ailleurs là-dessus que les barrots de pont vont s’appuyer (ce sont les poutres qui supportent le pont). Bon, on reverra ça avec des photos.

De mon côté, les jours de pluies, j’ai fait des housses pour le treuil, la table et le pied de barre. Heureusement que les jours de pluies ont été nombreux car j’ai eu bien du mal ! Le résultat n’est pas beau mais terriblement efficace : plus une goutte d’eau ne passe ni le soleil. Cela protègera le métal et les lazures…. Vous pensiez que j’allais écrire « les vernis »… Mais il n’y en a pas sur le Campillo. Yann trouve que les lazures sont meilleur marché et qu’elles font le même effet !

Franchement, le Campillo n’est pas un yacht, comme dit Yann, alors il n’est pas nécessaire de faire dans la finesse ! C’est un bateau de pirates !