Ils ont « planché » sur le sujet – suite

…suite de l’article du 1er septembre

Les débuts ont été difficiles, fatigants, inquiétants, éreintants, démoralisants quand 2 jours de travail sont détruits par le passage d’un bateau à moteur qui a fait des vagues.

Mais heureusement, le bon samaritain est arrivé !!! Par un beau jour, un cycliste barbu et longiligne s’est approché. Nous lui avons raconté brièvement notre histoire.

Julien nous a expliqué qu’il a du temps à tuer, qu’il connaît le travail du bois dans les maisons et qu’il aimerait apprendre tout en donnant un coup de main… Le lendemain, armé de son sandwich et de quelques outils (le peu qui tient sur un vélo !), il est revenu. Il n’a pas fallu longtemps à Yann pour vérifier que Julien est un fameux compagnon, un travailleur acharné, soigneux et inventif.

Son aide, même si ce n’était que deux ou trois jours par semaine, a été précieuse. Cela a commencé pour un soutien psychologique qui est tombé à pic !

Grâce à Julien, la manutention des grosses pièces a été plus simple.

Julien lors de la manutention du beaupré (environ 800 kg)
Julien lors de la manutention du beaupré (environ 800 kg)

Julien a apporté aussi des idées et d’autres méthodes de travail, qui sont venues compléter celles de Yann.

Au fil des jours, un réseau de nouveaux copains et de curieux s’est formé. Certains sont devenus des habitués. Ils viennent voir l’avancement des travaux. Un jour, nous avons trouvé un pot de peinture sur le pont. Il a fallu plusieurs semaines pour savoir que c’était Eric qui nous avait fait ce cadeau ! Merci Eric !

Des petits coups de main sont arrivés : une demi-journée de peinture, un panier d’huîtres, une aide pour porter un gros morceau de bois, les copines Isabelle et Françoise qui viennent débarrasser les chutes de bois propres (ça leur fera du bois de chauffage dans une grosse année car il faut laisser sécher).

Et au bout de tout ça…

Roulement de tambour……………

Voilà !!!

2015 08 23 Campillo (1)

 

2015 08 23 Campillo (3)

Je me rends compte que je ne vous ai pas encore expliqué ce qu’est un barrot de pont.

Alors, c’est un morceau de… bois (vous aviez deviné ?) qui est perpendiculaire à l’axe du bateau, qui repose sur les préceintes et serre-bauquières, et qui assure le soutien du pont. On vient fixer dessus les « lattes de pont » (ce sur quoi on marche)

Pour aujourd’hui, je vous épargne les détails. Mais j’y reviendrai : la colle, les tiges filetées, la peinture, les carvelles, les clous, le ponçage, le rabotage, la méthode pour courber le bois, le pourrissement du bois, le mât de charge…

Juste un détail : les tiges métalliques, que vous voyez dépasser sur le côté,  traversent le bateau de part en part, sous le pont, et seront les fixations de cadènes plus tard.

tige filetée
tige filetée

Autant vous dire que si je n’ai pas écrit sur ce blog pendant tout ce temps, c’est que nous étions fort occupés. Car pendant que le Capitaine travaillait sur le bateau (environ 11 heures par jour, 6 jours par semaine), son matelot s’occupait du ravitaillement en matériaux de toutes sortes… euhhh aussi un peu des factures !

Yann et ses copains viennent de retourner le bateau pour commencer à faire l’autre côté !

Ensuite, quand le temps sera devenu trop mauvais, il faudra protéger le bateau pour l’hiver. Alors viendra le temps du travail à l’atelier pour préparer toutes les pièces nécessaires l’an prochain : lattes, chaumards, poulies, etc.

Au fait, vous vous souvenez des petits arbres à replanter dans la forêt ? Eh bien les voilà :

chênes et châtaigniers
chênes et châtaigniers

Allez, à bientôt.

Nota : merci à l’inconnu ou inconnue qui a offert un pied de basilic et des bidons d’huile et de liquide de refroidissement au camion ! Ce généreux ou cette généreuse se reconnaîtra !