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Au-revoir

Au-revoir à nos fidèles amis !

Voilà, c’est la fin de notre histoire avec ce bateau. Il a été vendu le 2 mars 2017 à Aurélien.

Un autre voilier plus adapté à notre nouvelle vie nous attend et Yann pourra enfin se consacrer à ses vieilles voitures et motos.

Le nouveau propriétaire du « Manuel Campillo » vous donnera prochainement ses coordonnées.

Nous remercions tous ceux qui nous ont aidés. Nous gardons de bien beaux souvenirs grâce à vous tous. Vous avez, vous aussi, permis de sauvegarder ce bateau et nous avons pu le transmettre dans de bonnes conditions.

Nous embrassons bien fort nos amis du Brésil, de Bretagne et d’ailleurs.

Ils ont « planché » sur le sujet – suite

…suite de l’article du 1er septembre

Les débuts ont été difficiles, fatigants, inquiétants, éreintants, démoralisants quand 2 jours de travail sont détruits par le passage d’un bateau à moteur qui a fait des vagues.

Mais heureusement, le bon samaritain est arrivé !!! Par un beau jour, un cycliste barbu et longiligne s’est approché. Nous lui avons raconté brièvement notre histoire.

Julien nous a expliqué qu’il a du temps à tuer, qu’il connaît le travail du bois dans les maisons et qu’il aimerait apprendre tout en donnant un coup de main… Le lendemain, armé de son sandwich et de quelques outils (le peu qui tient sur un vélo !), il est revenu. Il n’a pas fallu longtemps à Yann pour vérifier que Julien est un fameux compagnon, un travailleur acharné, soigneux et inventif.

Son aide, même si ce n’était que deux ou trois jours par semaine, a été précieuse. Cela a commencé pour un soutien psychologique qui est tombé à pic !

Grâce à Julien, la manutention des grosses pièces a été plus simple.

Julien lors de la manutention du beaupré (environ 800 kg)
Julien lors de la manutention du beaupré (environ 800 kg)

Julien a apporté aussi des idées et d’autres méthodes de travail, qui sont venues compléter celles de Yann.

Au fil des jours, un réseau de nouveaux copains et de curieux s’est formé. Certains sont devenus des habitués. Ils viennent voir l’avancement des travaux. Un jour, nous avons trouvé un pot de peinture sur le pont. Il a fallu plusieurs semaines pour savoir que c’était Eric qui nous avait fait ce cadeau ! Merci Eric !

Des petits coups de main sont arrivés : une demi-journée de peinture, un panier d’huîtres, une aide pour porter un gros morceau de bois, les copines Isabelle et Françoise qui viennent débarrasser les chutes de bois propres (ça leur fera du bois de chauffage dans une grosse année car il faut laisser sécher).

Et au bout de tout ça…

Roulement de tambour……………

Voilà !!!

2015 08 23 Campillo (1)

 

2015 08 23 Campillo (3)

Je me rends compte que je ne vous ai pas encore expliqué ce qu’est un barrot de pont.

Alors, c’est un morceau de… bois (vous aviez deviné ?) qui est perpendiculaire à l’axe du bateau, qui repose sur les préceintes et serre-bauquières, et qui assure le soutien du pont. On vient fixer dessus les « lattes de pont » (ce sur quoi on marche)

Pour aujourd’hui, je vous épargne les détails. Mais j’y reviendrai : la colle, les tiges filetées, la peinture, les carvelles, les clous, le ponçage, le rabotage, la méthode pour courber le bois, le pourrissement du bois, le mât de charge…

Juste un détail : les tiges métalliques, que vous voyez dépasser sur le côté,  traversent le bateau de part en part, sous le pont, et seront les fixations de cadènes plus tard.

tige filetée
tige filetée

Autant vous dire que si je n’ai pas écrit sur ce blog pendant tout ce temps, c’est que nous étions fort occupés. Car pendant que le Capitaine travaillait sur le bateau (environ 11 heures par jour, 6 jours par semaine), son matelot s’occupait du ravitaillement en matériaux de toutes sortes… euhhh aussi un peu des factures !

Yann et ses copains viennent de retourner le bateau pour commencer à faire l’autre côté !

Ensuite, quand le temps sera devenu trop mauvais, il faudra protéger le bateau pour l’hiver. Alors viendra le temps du travail à l’atelier pour préparer toutes les pièces nécessaires l’an prochain : lattes, chaumards, poulies, etc.

Au fait, vous vous souvenez des petits arbres à replanter dans la forêt ? Eh bien les voilà :

chênes et châtaigniers
chênes et châtaigniers

Allez, à bientôt.

Nota : merci à l’inconnu ou inconnue qui a offert un pied de basilic et des bidons d’huile et de liquide de refroidissement au camion ! Ce généreux ou cette généreuse se reconnaîtra !

Grand moment d’émotion

Un événement historique pour nous c’est produit le 27 mai : pour la première fois depuis 1963, un membre de la famille Campillo qui avait navigué à bord est venu revoir le bateau !

Les 2 marins montent à bord : le capitaine Yann et le matelot Armand !
Les 2 marins montent à bord : le capitaine Yann et le matelot Armand !

Armand Campillo, jeune homme de 19 ans en 1962, fut embarqué sur le « Manuel Campillo » avec 30 autres personnes, afin d’être mis à l’abri de la guerre et rapatriés en métropole.

C’est le 27 mai 1962 que le bateau et toutes les personnes embarquées à Beni-Saf arrivent à Port-Vendres.

Ensuite, Armand deviendra matelot et fera aussi la pêche à bord.

C’est donc le 27 mai 2014 qu’Armand a souhaité renouer le contact avec le bateau.

Ce fut un grand moment d’émotion pour tous.

Armand, après tant d’années, a été ému au-delà des mots, comme on peut le comprendre sans que je l’explique.

Yann, a été ému également, de retrouver quelqu’un qui puisse lui raconter la « naissance » et les premières années de vie de son cher bateau.

Armand a fait un dessin pour indiquer à Yann quelle était la configuration du pont du temps où il était à la pêche. Et il a bien confirmé qu’une voile était utilisée pour rentrer au port plus vite que les autres !

Les deux marins sur le pont

Armand nous a donné bien d’autres détails, petits et grands. Pourtant, ces détails sont tous très importants aux yeux de Yann.

Cela nous permet de reconstituer la vraie histoire du bateau.

Si Armand a été, au tout premier regard, un peu déçu de ne pas retrouver « son bateau » tel qu’il l’avait connu autrefois, nous pensons que nous l’avons rassuré sur le fait que le bateau est bien vivant.

Bien sûr, il n’est plus adapté à la pêche. Mais Yann et sa famille lui ont donné une autre vie, celle de domicile familial. Maintenant, le « Campillo » a une vie de plaisirs offerts aux enfants, de 7 à 77 ans, avec son apparence et son équipage « pirates ».

Armand voudrait naviguer à nouveau sur le « Campillo », mais cela ne sera sans doute pas possible cette année.

 

Le treuillage d’un chêne

Un chêne !
Un chêne !

Voilà la coupe d’un chêne qui nous fournit une grume (morceau de tronc) de 13 mètres de long. Notre capitaine a bataillé pendant 3 heures avec son treuil pour ramener ce tronc sur le chemin. Depuis, les branches ont été enlevées et la plupart d’entre-elles sont déjà détaillées et mises en tas à sécher, pour faire du bois de chauffage dans 2 ans.

Certaines belles branches feront quand même des planches ou des tasseaux !

Nous avons trouvé sur LE BON COIN des palans à chaîne pour un bon prix et aussi un cric forestier. Tout cela permet à Yann de déplacer ses grosses pièces de bois, sans aide et en toute sécurité.

Toutefois, Yann a perdu ses plus grosses machines à bois : je vous épargne les tristes détails. Il va falloir en trouver d’autres et les installer, donc les travaux du Campillo ne seront pas faits cette année. Tout au mieux seront-ils commencés.

N’oubliez pas d’aller voir nos pages « Capitaine » ou « Caractéristiques du bateau » ou encore « les 4 vies du Campillo » pour voir le bateau…

Bonjour !

Le blog du bateau « Manuel Campillo » est en cours de création.

Vous y trouverez des informations sur les activités récentes sur la vie du bateau et de son équipage.

Le 2 juin 2014 – Bouée d’Oxygène – Une sortie au profit des enfants malades de l’hôpital de Lorient, organisée par Mickaël Legall et la SNSM Pays de Lorient